Mise à jour sur le COVID-19

Mise à jour sur le COVID-19 et les activités liées à Europe Remembers [13.03.2020]

En savoir plus

Apprendre

L’opération Market Garden

La plus vaste opération aéroportée de l’histoire

L’opération Market Garden fut l’une des plus vastes opérations menées par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait pour objectif de prendre le contrôle de ponts sur la Meuse, le Wahal et le Rhin aux Pays-Bas, afin de déjouer la puissante défense allemande sur la ligne Siegfried et d’assurer la progression rapide des Alliés vers Berlin.

L’opération Market Garden, l’une des plus vastes opérations menées par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale, se déroula en septembre 1944. Elle visait à prendre le contrôle de ponts stratégiques traversant trois fleuves aux Pays-Bas (à savoir la Meuse, le Waal et le Rhin), afin de déjouer la défense allemande sur la ligne Siegfried (ou Westwall en allemand), qui empêchait les Alliés de traverser le Rhin pour entrer en Allemagne. Grâce à une progression rapide jusqu’à Berlin, ils espéraient ainsi que la guerre serait terminée avant Noël.

C’est le maréchal Bernard Montgomery qui mit au point cette opération risquée, à laquelle participèrent 41 628 soldats aéroportés d’origine britannique, américaine et polonaise, soutenus par trois divisions de troupes au sol.

L’opération s’articulait en deux parties : il y avait d’une part l’opération Market, qui était la plus vaste opération aéroportée de l’histoire, et d’autre part l’opération Garden, mise en œuvre par le 30e corps de l’armée britannique et qui consistait à sécuriser les ponts conquis par les forces aéroportées.

Extrêmement ambitieuse, l’opération Market Garden se solda toutefois par un échec, dû à de mauvaises conditions météorologiques et à la résistance farouche des troupes allemandes, en particulier près de la ville d’Arnhem. D’autres facteurs ont également contribué à cet échec, et notamment le fait que les zones de parachutage se trouvaient trop loin des ponts de Nimègue et d’Arnhem. À cela vinrent encore s’ajouter des problèmes de communication, une progression difficile des troupes au sol et quelques erreurs du haut commandement lors des derniers jours de l’opération. Ainsi, après avoir remporté la bataille de Nimègue, les Alliés ne parvinrent pas à s’emparer du dernier pont d’Arnhem, qui se révéla finalement être un « pont trop loin ».

L’opération Market Garden

Related Experiences

Karl-Heinz Kracht

Karl-Heinz Kracht était un caporal allemand de 19 ans qui découvrit la guerre lors de la bataille d’Arnhem. Canonnier d’un char Panzer III, il participa aux offensives contre les Britanniques à l’extrémité nord du pont sur le Rhin.

Karl-Heinz Kracht rejoignit les rangs de la Wehrmacht le 3 septembre 1943 après avoir servi au « Reichsarbeitsdienst » (service du travail du Reich) pendant un an. En mars 1944, n’ayant pas réussi à être promu au grade d’officier, il fut envoyé à un programme d’entraînement sur char à Bielefeld. Les parachutistes alliés atterrirent aux Pays-Bas le 17 septembre 1944, lors de l’Opération Market Garden. Kracht et son unité de 15 chars furent chargés à bord d’un train vers le Front. Ils atteignirent Zevenaar le 18 septembre et joignirent le Kampfgruppe Knaust, une milice levée dans la plus grande improvisation pour renforcer les troupes. Les chars arrivèrent à Arnhem par l’est, prêts au combat. L’unité de Kracht subit de nombreuses pertes en prêtant main-forte à l’infanterie allemande dans son offensive contre les Britanniques à l’extrémité nord du pont sur le Rhin. Le jeune homme était alors canonnier sur un char Panzer III, celui-là même sur lequel il s’était entraîné à Bielefeld. Horrifié de voir la ville détruite et les nombreuses dépouilles au sol, il redoutait particulièrement les canons antichars. La bataille d’Arnhem et d’autres combats plus intenses à Elst terminés, Karl-Heinz Kracht reçut la croix de fer de deuxième classe pour son courage. Il fut toutefois capturé par les troupes américaines lors de l’appoche de la Ruhr qui se déroula vers Pâques de l’année 1945. Il fut fait prisonnier de guerre. Libéré en 1946, il se tourna vers la dentisterie et s’installa en Suède. Il retourna en Allemagne en 1973 et décéda à Flensbourg en 1999.